La Guadeloupe connaît depuis de (trop) nombreuses années de sérieux problèmes de gestion de ses déchets.

Un projet de CSDU (Centre de Stockage des Déchets Ultimes), annoncé dans la presse locale en novembre 2006, concernant le site de l’actuelle décharge de Sainte Rose nous interpelle fortement. Déjà de par son impact néfaste pour l’environnement, la population et la Guadeloupe toute entière, ensuite parce qu’il contient de nombreuses zones d’ombres,et qu’à aucun moment la population n’a été concertée, ne serait-ce que pour le choix de l’emplacement de cette future décharge…

Pour l’O.N.G. COEDADE RUP, ce projet est donc tout à fait innaceptable et nous nous opposons fermement à sa mise en place, en accord avec les associations guadeloupéennes et la majorité de la population.

Des solutions alternatives existent et nous demandons qu’elles soient toutes prises en considération. Conditions incontournables, à nos yeux : il est impératif d’intègrer, entre-autres, une véritable mise en place d’une filière de tri sélectif dans toute la Guadeloupe, de valoriser cette filière qui peut et devrait constituer une ressource énergétique complémentaire non négligeable…

Nous attendons des décideurs locaux et des représentants de l’Etat, qu’ils ne commettent pas l’irréparable en autorisant ce CSDU à Sainte Rose, dont le patrimoine naturel  et la population subiraient des dégâts irreversibles considérables.

2 commentaires

  1. Je me réjouis, en tant que membre active de l’association l’Espérance Environnement, qui lutte depuis 2 ans contre ce projet de « méga décharge » de toute la Guadeloupe à Sainte-Rose, de votre prise de position ferme qui insiste notamment sur l’absolue nécessité de mettre en place, en préalable à toute autre action, le tri sélectif et des filières de valorisation des déchets en Guadeloupe. Comme souvent, on est en train de mettre la charrue avant les boeufs!!!Par ailleurs, que penser de la solution préconisée par le PDEDMA 2007, l’enfouissement des déchets, solution quasi obsolète en Europe mais encore assez bonne pour la Guadeloupe? Nous réclamons depuis bientôt 2 ans une réunion avec tous les acteurs concernés pour réfléchir à d’autres solutions alternatives , elles existent et sont mises en oeuvre en métropole et en Europe, alors pourquoi pas en Guadeloupe. Votre appui nous aidera peut-être à être entendus, soyez-en remerciés dès maintenant.

  2. Bonjour,
    pour faire suite à cet article sur la gestion des déchets en Guadeloupe, je vous envoie mon point de vue depuis la Guyane où la situation est aussi, voire plus, archaïque (une station d’épuration vient à peine de voir le jour à Kourou « port spatial de l’Europe »!!). Je ne sais pas quelles sont les directives existant quant aux déchets dans les DOM-TOM mais il y a un réel et flagrant retard de dispositifs de traitement des déchets autant que d’éducation et d’informations vis-à-vis de ce problème. Serait-il envisageable de lancer, via votre ONG qui a l’intérêt de regrouper les RUP, un manifeste ou une pétition réclamant la mise en place du tri sélectif et la création d’au moins une unité de recyclage papier, une pour le verre et un centre de compostage par région? Les différents intérêts est-il nécessaire de le rappeler, seraient : création d’emplois, diminution de l’impact écologique et des frais d’acheminement des matières premières ou transformées depuis les métropoles, modération du sentiment qu’ont parfois les habitants des RUP d’être traités comme secondaires vis-à-vis des métropolitains, amélioration des conditions de vie sur place et de l’image des régions concernées vis-à-vis du tourisme…
    Je suis novice en matière de réglementation mais par contre je suis, au quotidien, choquée par l’état désastreux de saleté de la moindre zone accessible à l’homme en Guyane (canettes, papiers, bidons voire bien pire!). Je pense qu’il est urgent de procéder massivement à l’éducation à l’environnement et à l’impact que peut avoir ce genre de comportements. Il faut pour cela rendre la collecte et le tri des déchets aisés et accessibles à tous. Des actions ont lieu mais sont encore trop confidentielleset/ou mal cibées. D’autre part, le statut de « pays développés et riches » qu’ont la France et la plupart des pays européens concernés, doit s’accompagner, selon moi, d’une volonté de montrer l’exemple, sans aucune notion d’ingérence ou de supériorité bien sûr.
    Bon courage dans votre action.